Extrait de la rubrique d'échecs

 

JEAN-YVES RIAND
EN DEMI-FINALE DU TOURNOI
DE LA TRIBUNE DE LAUSANNE

(rubrique du 30 juin 1973) 

Le jeune collégien Jean-Yves Riand de Sion a réussi une excellente performance mercredi dernier au Signal-de-Bougy, cadre des quarts de finale du Tournoi des écoliers romands, organisé par notre confrère la Tribune de Lausanne.

Il disposa de son adversaire, D. Guignard, le Sentier, en deux heures, accédant ainsi aux demi-finales.

Rappelons que la finale se jouera à Rekjavik en septembre.

A cette occasion notre confrère la Tribune organise un voyage de quatre jours pour les supporters.
 

Résultats individuels :

P.H. Leresche (Lausanne) - C. Mesot (Renens) 1-0; J.Y. Riand (Sion) - D. Guignard (Le Sentier) 1-0; P. Gervais - F. Soldati (Agno) 0-1; P. Köstinger (Fribourg) - P. King (Onex) 1-0. 

La Migros Valais organise gratuitement mercredi prochain un déplacement en car pour les supporters de Jean-Yves Riand.

Le diner sera offert dans le cadre enchanteur du Signal-de-Bougy.

Les personnes intéressées par ce déplacement sont priées de s'annoncer pour lundi à midi au plus tard auprès de M. Edmond Gränicher, Pratifori 29, 1950 Sion (tél. 027 247 10).

Bonne chance Jean-Yves.

 

1er TOURNOI DES ECOLIERS ROMANDS

JEAN-YVES RIAND ELIMINE EN DEMI-FINALE
 

(rubrique du 8 septembre 1973)  

Jean-Yves Riand de Sion a été arrêté dans sa marche vers Reykjavik à Lausanne en demi-finale.

Son élimination cependant est intervenue après trois parties nulles contre son ami Leresche de Lausanne au cours de la quatrième partie disputée à une cadence inhabituelle de 40 coups à l'heure (on comprend cependant le souci de notre confrère La Tribune qui a longtemps attendu un vainqueur).

Jean-Yves venait de disputer une excellente troisième partie le premier samedi du mois d'août.

Comme les deux joueurs n'avaient pu se départager il fallut rentrer à Sion et revenir le lendemain à Lausanne pour la quatrième.

Malheureusement Jean-Yves n'avait plus assez d'influx nerveux et commit une faute. 

Voici comment le Sédunois qui n'est pas seulement un bon joueur d'échecs mais un excellent étudiant en français exprime sa défaite :

"La lutte fut chaude, interminable. Mais, ce n'est pas faute de combattants que le combat cessa. Non, bien au contraire, les efforts de l'un et de l'autre n'eurent pas leur pareil et c'est ainsi qu'après trois parties âprement disputées les antagonistes se séparèrent, emportant la moitié de l'enjeu. A la veille de l'ultime ronde, l'excitation était grande parmi les supporters des deux camps. Chacun misait sur son favori et même, l'on fit appel au sort pour désigner le vainqueur. Devant l'échiquier, nulle crainte ne trahissait le sourire des deux adversaires malgré la menace que constituait la diminution du temps de réflexion. La partie s'engagea, rapide, et, ô surprise, ce cher Leresche délaissait d4 au profit d'une partie dite ouverte. La réponse ne se fit point attendre... et, continuant par une Espagnole, je pris un léger avantage en conservant ma paire de F. De multiples échanges aidant, la partie s'acheminait vers une nullité probable malgré le petit avantage des N que constituait le F face au C et la chaine de P intacte face aux P doublés. Mais l'échange des pièces entrainait un problème: quel plan adopter dans un cas semblable ?... et les minutes de s'égrener lentement mais sûrement. C'est alors que le Zeitnot avec un grand Z arriva... et, bientôt, il ne restait aux N plus que 12 minutes pour autant de coups et la défaite de venir sanctionner un coup malheureux ".